Chapelle Saint-Cado

Sur son plateau isolé, la chapelle Saint-Cado ressemble à une réplique sans transept de l’église paroissiale. Elle est fondée par les seigneurs de Kermerien qui possèdent, en un même domaine, cette chapelle, le presbytère et l’église paroissiale. Plusieurs édifices auraient existé à cet emplacement.

En 1683, Hyacinthe de Cosnoal, seigneur de Kermerien, se déclare fondateur et prééminencier de l’église et de cette chapelle.

Dans le chœur, le retable architecturé de la fin du XVIIe siècle est en tuffeau et n’est pas sans rappeler celui de l’église, probablement du même atelier. La statue du saint patron du XVIIe siècle domine l’ensemble du sommet de l’œuvre.

Deux fontaines

Un chemin au nord de la chapelle mène à une première fontaine, celle de Saint-Cado, au pignon flanqué de deux piliers soutenant un joli fronton mouluré. La niche abrite une statue mutilée.

En prolongeant la balade, une autre fontaine, Notre-Dame de La Clarté, est un simple bassin carré à l’intérieur d’une petite enceinte maçonnée réalisée avec des dalles en remploi dont une pierre tombale.

Saint Cado

Après avoir fondé son abbaye au pays de Galles, célèbre pour avoir donné de nombreux saints celtiques, saint Cado entreprend un long voyage par la mer afin d’évangéliser le pays des Vannes.

Fils de saint Cado, il aurait accosté dans cette région en 520, à Ploërdut, peu de temps avant sa mort.

Sa mémoire reste bien vivante : on lui attribue le pouvoir de passer de l’autre côté de la rivière que même une barque ne pouvait franchir et auquel ni les hommes ni les animaux n’étaient autorisés.

Saint patron des lutteurs, on le prie pour guérir des maux d’oreilles et des furoncles.